À propos du Conseil mondial pour les réfugiés

Il y a en ce moment dans le monde plus de 21 millions de réfugiés, et plus de la moitié d’entre eux ont moins de 18 ans. En outre, de plus en plus de personnes sont forcées de quitter leur pays natal et partent à la recherche d’une sécurité, et elles sont alors confrontées aux limites importantes qui existent quant aux possibilités d’accueil et à la qualité de ce dernier. À cause de cette situation, les réfugiés passent maintenant plus de temps que jamais auparavant en exil.

En ce moment, le système de protection des réfugiés ne permet pas de réagir adéquatement à la crise des réfugiés d’une façon planifiée et globale. Quand une crise éclate, les pays de premier asile, les pays de transit et les pays de destination finale se retrouvent sans l’avoir prévu à devoir composer avec un grand nombre de réfugiés qui arrivent sur leur territoire, le traversent ou en partent. Et le soutien fourni dans ce contexte par la communauté internationale est en règle générale ponctuel, irrégulier et nettement inadéquat.

Des idées audacieuses pour un nouveau système de protection des réfugiés

Le Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCNUR) dirige des efforts découlant d’un consensus et visant à instaurer un nouveau « pacte mondial pour les réfugiés » en 2018. Mis sur pied en mai 2017 par le Centre pour l’innovation dans la gouvernance international (CIGI), le Conseil mondial pour les réfugiés (CMR) veut compléter ces efforts.

Le CMR vise à proposer une réflexion stratégique audacieuse sur la manière dont la communauté internationale peut réagir de façon globale aux déplacements de réfugiés, et ce, en se fondant sur les principes de la coopération international et du partage des responsabilités. Formé de leaders, de praticiens et d’innovateurs éclairés provenant de toutes les régions du globe, le CMR bénéficie du soutien d’un réseau consultatif de recherche.

Le CMR examinera les progrès techniques, les occasions de financement novatrices ainsi que les possibilités pour ce qui est de renforcer le droit international et d’y intégrer une vision stratégique pour les réfugiées et les pays concernés.

Par ailleurs, le CMR produira un rapport final fondé sur des recherches empiriques et sur les résultats d’un vaste programme de sensibilisation ciblant les gouvernements, les organisations intergouvernementales et la société civile. Son objectif est de terminer son travail au début de 2019.